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BURKINA FASO

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Dieu, ton Père, t’a fait des promesses qui doivent se réaliser bientôt. Il ne reste peut-être plus que quelques temps pour cela. Fais attention de ne pas rater ta dernière chance. Il y a un exaucement, un miracle, une bénédiction que tu dois obtenir bientôt.

 
Il est possible de rater une première fois une opportunité. Mais, on devrait en tirer les leçons qui s’imposent. Rater la même opportunité une deuxième fois serait incompréhensible. Dieu me charge de vous dire de prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas rater votre miracle.

 
Un exemple dans la bible nous amène à réfléchir profondément sur cet avertissement. Nazareth est le village de Jésus. Il y vécut durant plus des deux tiers de sa vie. Au cours du ministère  de Jésus, Nazareth était le village qui devait, en principe, profiter le plus dudit ministère. Pourtant, Nazareth rata, par deux fois, son temps de miracles. Il n’eut pas les bénédictions que les autres villes et villages, comme Canaan, Capernaüm, Bethsaïda, Jéricho et bien d’autres eurent.
 
Une première illustration en est faite dans le passage suivant de l’évangile de Luc :

 « Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit : l’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors, il commença à leur dire : aujourd'hui, cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : n'est-ce pas le fils de Joseph ? Jésus leur dit : sans doute, vous m'appliquerez ce proverbe : médecin, guéris-toi toi-même ; et vous me direz : fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm. Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d'Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu'il y eut une grande famine sur toute la terre ; et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, si ce n'est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d'Élisée, le prophète ; et cependant aucun d'eux ne fut purifié, si ce n'est Naaman le Syrien. Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu'ils entendirent ces choses. Et s'étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas. Mais Jésus, passant au milieu d'eux, s'en alla » (Luc 4 : 16-30).

 
Lors de son baptême dans le Jourdain, Jésus fut rempli du Saint Esprit et  conduit ensuite dans le désert. Il y jeûna quarante jours et quarante nuits et revint de cette retraite spirituelle, revêtu de la puissance du Saint Esprit. L’un de ses premiers soucis était de manifester auprès des siens, la puissance qu’il avait reçue, afin de leur procurer d’abondantes grâces. Il se rendit à la synagogue de Nazareth et là, il lut une prophétie qui le concernait et qui révélait pourquoi il avait été envoyé par le Père : « …L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur».

Après avoir lu ces paroles, il perçut dans le cœur des habitants de Nazareth, de l’incrédulité et de la colère. Ceux-ci se demandaient entre eux qui était Jésus. Ils se donnèrent eux-mêmes la réponse que Jésus n’était que le fils de Joseph et de Marie, avec des frères et des sœurs connus de tous. Il n’était donc qu’un habitant ordinaire du village et  n’avait pas de leçons à leur donner ou quelque chose de particulier à leur apporter. Ce raisonnement constitua une pierre d’achoppement pour eux.

 
Utilisant les exemples de la bible, ceux du lépreux Naaman et de la veuve de Sarepta, Jésus leur montra comment des étrangers idolâtres avaient reçu la grâce divine parce que Dieu ne trouvait pas dans son propre peuple (où il y avait des lépreux et des veuves) des personnes réceptives à sa grâce. Ce peuple avait rejeté Elie et Elisée, n’étant pas réceptif à leurs messages, et rata les bénédictions qui leur étaient destinées. Jésus leur signifiait ainsi qu’il savait que, lui aussi, ne sera pas cru et sera rejeté par les siens. Pris de colère, ils avancèrent d’un cran dans leur haine et voulurent le tuer en le précipitant du haut de la montagne.

 
Après ce premier épisode, Jésus voulut donner une nouvelle chance aux siens. Ce nouvel épisode est décrit dans Marc 6 : 1-6 : « Jésus partit de là, et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent. Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens qui l'entendirent étaient étonnés et disaient : d'où lui viennent ces choses ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles se font-ils par ses mains ? N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit : un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il imposa les mains à quelques malades et les guérit. Et il s'étonnait de leur incrédulité. Jésus parcourait les villages d'alentour, en enseignant ».
 

Lors de cette deuxième mission à Nazareth, Jésus rencontra la même incrédulité et les mêmes doutes de son peuple, qui se posa les mêmes questions que lors de son premier passage. Avec les mêmes réponses qu’ils se sont donnés, Jésus fut encore pour eux une occasion de chute. Face à l’endurcissement de leurs cœurs, Dieu ne permit pas à Jésus d’accomplir des miracles, si ce n’est guérir quelques malades. Nazareth rata, une deuxième fois, sa chance. Il n’y eut plus d’autres opportunités pour les nazaréens.
 

La bible dit dans Jean 21 : 25 : « Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait ».

 
De tous les miracles que Jésus a faits, Nazareth, le village où il fut élevé, n’en profita pas, contrairement à des endroits comme Jéricho, Capernaüm, Betsaïda, Canaan, etc., qui, eux, en bénéficièrent abondamment.

 Le problème des habitants de Nazareth peut être résumé comme suit :

-Jésus a vécu au moins les deux tiers de sa vie à Nazareth; lui et sa famille sont connus de tous ; ils étaient une famille ordinaire comme toutes celles du village ;

-Jésus a voulu apporter quelque chose de nouveau et s’est présenté comme celui qui est venu pour guérir les cœurs brisés, proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés et publier une année de grâce du Seigneur. Les nazaréens étaient des pauvres, des opprimés, des esclaves et des aveugles qui ne voulaient pas se reconnaître comme tels;

-La religion avait ses habitudes que les nazaréens avaient adoptées, ne voyant pas autrement la vie religieuse. Ils étaient prêts à défendre, à tout prix, ces habitudes ;

-Compte tenu de tout cela, les nazaréens vouaient une haine contre Jésus ; ils se mirent en colère contre lui et voulaient le tuer.

 
Pour nous chrétiens, quelles leçons devons-nous retenir ? Pourquoi beaucoup ne reçoivent pas de miracles ?

 Lorsque nous vivons continuellement auprès des hommes de Dieu, nous courrons le risque de rater les bénédictions que Dieu nous destine. Vivant tous les jours aux côtés de ces serviteurs et leur étant presque familier, nous ne prenons plus au sérieux leurs conseils, leurs messages et leurs prophéties. Nous considérons leurs origines et les regardons comme étant des nôtres, donc, ne pouvant nous apporter quelque chose d’exceptionnel. Nous considérons leurs prophéties comme de la plaisanterie. Généralement, ce sont ceux qui ne les voient que rarement, qui croient en eux et reçoivent les miracles.  Face à ces attitudes qui nous éloignent des exaucements et des miracles, il nous faut une intelligence renouvelée pour discerner et être réceptif à ceux que Dieu utilise pour apporter ses bénédictions.

 
Les habitudes constituent également des barrières qui empêchent d’obtenir des miracles et des exaucements. La religion confine dans des habitudes qui nous éloignent des bénédictions. Un serviteur de Dieu que j’ai invité dans mon église, devait y conduire une prière d’intercession. Il demanda à toutes les femmes stériles présentes de venir devant et de se coucher sur le ventre, parce que Dieu voulait opérer des miracles en leur faveur. Alors qu’il y avait de nombreuses femmes dans cette situation, il n’y eut que sept femmes qui crurent et vinrent se coucher sur le ventre. Lorsque le serviteur de Dieu eut fini de prier, il annonça que des anges étaient venus placer des bébés dans le sein de chacune des femmes. Les sept revinrent, en effet, témoigner quelques temps après, qu’elles étaient enceintes. Celles qui avaient refusé de se coucher sur le ventre, parce qu’elles n’avaient jamais vue une telle façon de prier, ne reçurent pas leur miracle. Au Mali, j’ai rencontré des gens qui m’ont dit qu’ils étaient délivrés et guéris en visionnant mes enseignements et les séances de délivrances de l’église. Rappelez-vous, Naaman le lépreux dû se baigner sept fois dans le Jourdain pour être guéri. Les exemples peuvent être multipliés.

 Enfin, se mettre en colère contre les hommes de Dieu ou leur en vouloir à mort, n’est certainement pas le chemin pour obtenir des miracles. Comment voulez-vous, en effet, que les prières de ceux pour qui vous vouez une haine ou contre lesquels vous êtes en colère, soient exaucées en votre faveur ? Dieu n’accepte pas une telle hypocrisie et ne vous exaucera pas. La haine, la colère, la jalousie sont des barrières incontournables à l’exaucement.
 

Frères et sœurs dans le Christ, Dieu a promis que vous entrerez à Canaan. Serez-vous comme les habitants de Nazareth ? Allez-vous rater votre chance pour le miracle ?

Dieu me charge de te dire : « NE RATE PAS TA CHANCE POUR TON MIRACLE »

 

Prophète Emmanuel SAWADOGO, CIMIDI